Portrait du secteur agricole

Le secteur de la production agricole réunit quelque 43 000 producteurs et productrices agricoles qui investissent annuellement plus de 500 millions de dollars dans l’économie du Québec. Contrairement à d’autres secteurs d’activités économiques, celui-ci est constitué de plusieurs unités de production différentes tant par leur taille que par leur diversité. Réparties un peu partout sur l’ensemble du territoire habité du Québec, on dénombre plus de 30 000 exploitations agricoles, majoritairement familiales, et rassemblant plus d’une vingtaine de champs de spécialisation(1). Chaque année, le secteur agricole québécois dépense près de six milliards de dollars pour assurer le fonctionnement de ces entreprises(2).

Deux tiers des exploitations agricoles tirent leurs revenus principalement des productions animales où quatre grands domaines de spécialisation dominent, soit les productions laitière, porcine, avicole et bovine. La production horticole (comestible et ornementale) contribue pour 50 % des recettes des productions végétales, suivies de la production des céréales, des oléoprotéagineux et de l’acériculture. Les producteurs de bois, quant à eux, récoltent annuellement environ 10 millions de mètres cubes de matière ligneuse, pour une valeur de quelque 580 millions de dollars, contribuant ainsi aux 18 000 emplois que génère l’industrie forestière en région(1). Au global, en 2001, les recettes agricoles atteignaient 5,7 milliards de dollars(3).

Les producteurs et productrices agricoles du Québec sont représentés par l’Union des producteurs agricoles (UPA) par le double biais de leur profession et de la mise en marché de leurs produits. L’UPA regroupe 16 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

Pour de plus amples informations sur l’UPA, consultez leur site Internet à l’adresse suivante : www.upa.qc.ca.

Portrait des ressources humaines du secteur de la production agricole

 Le secteur agricole se démarque des autres secteurs d’activités au chapitre de sa maind’oeuvre. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait état de difficultés croissantes
face à la recherche de travailleurs compétents et intéressés par le travail agricole. Si la
main-d’oeuvre familiale continue de prédominer, et ce, principalement au chapitre des
productions animales, l’augmentation de la taille des fermes accroît la nécessité de
recruter de plus en plus de la main-d’oeuvre expérimentée à l’extérieur de la ferme. Les
entreprises de production laitière, porcine et avicole, et de plus en plus maintenant dans
les productions horticoles et en production céréalière, expriment des besoins de maind’oeuvre
spécialisée qui occupe des postes de travail stratégiques dans l’organisation.

Au total, la main-d’oeuvre agricole, autant la main-d’oeuvre familiale que la maind’oeuvre
non familiale engagée, représentait près de 124 628 personnes, en 2007 (4). 41 %
de cette main-d’oeuvre était constituée d’employés embauchés sur une base saisonnière,
occasionnelle ou annuelle et était embauchée par 10 274 entreprises. Outre la maind’oeuvre
familiale composée de 74 032 personnes, le MAPAQ signalait en 2007 que les
entreprises agricoles embauchaient 8 824 personnes à temps plein (17,4 %) et 2 597
personnes à temps partiel (5,1 %).

D’autre part, le secteur agricole embauche la plus grande partie de ses effectifs sur une
base saisonnière. D’après les mêmes données, 39 175 personnes travaillaient sur une base
saisonnière. Dans cette catégorie d’emplois, on retrouve plusieurs métiers qui nécessitent
une bonne formation professionnelle, mais, pour une bonne part toutefois, on y retrouve
surtout des postes d’ouvriers non spécialisés, de manoeuvres et de préposés aux récoltes.

Sur la totalité des travailleurs saisonniers, le MAPAQ recensait, en 2007, 14 300
personnes travaillant moins de cinq semaines dans l’année, constituant ainsi 37 % de
toute la main-d’oeuvre saisonnière (42 % en 2003). On qualifie ces emplois
d’occasionnels parce que la régularité du travail est dépendante du climat et des aléas du
marché. Une grande partie des travailleurs saisonniers et occasionnels réside à Montréal
et travaille sur des fermes localisées dans les régions environnantes de Montréal.

La main-d’oeuvre saisonnière et occasionnelle est constituée en bonne partie de
travailleurs étrangers temporaires (Mexique, Antilles, Guatemala, etc.) et de personnes
immigrantes résidentes permanentes ou en attente de statut. On retrouvait au Québec en
2010, près de 7 000 travailleurs étrangers temporaires. (5) Ils représentent aujourd’hui 13 %
de la main-d’oeuvre non familiale embauchée (10 % en 2007).

  1. UPA
  2. « Vers un pacte renouvelé 1998-2005 », Potentiel commercial des secteurs de production agricole du Québec, UPA, mars 1999.
  3. Statistique Canada, 2001 4. Données du MAPAQ, juillet 2006.
  4. MAPAQ Profil de la main-d’oeuvre agricole au Québec, 2007
  5. Données de Service Canada 2010 (Programme P.T.A.S et Projet pilote CD)