Production animale
Métiers

Les métiers retrouvés dans ce sous-secteur sont les suivants :

  1. Producteur de bovin
  2. Ouvrier agricole en production bovine
  3. Préposé aux récoltes

Bovine

Les exploitations bovines du Québec mettent en marché leurs produits selon quatre secteurs de spécialisation :

  • Veaux d’embouche ou production vache-veau
    Production de veaux de boucherie, vendus à un poids avoisinant les 600 livres et destinés à l’engraissement dans les parcs d’engraissement.
  • Bouvillons d’abattage
    Engraissement de veaux jusqu’à l’âge d’environ 18 mois et au poids d’environ 1 200 à 1 400 livres à l’abattage.
  • Veaux lourds (veaux de lait et veaux de grain)
    Veaux élevés et engraissés selon deux types d’alimentation : le veau de grain est principalement nourri de grain et abattu vers l’âge de 20 à 24 semaines et le veau de lait est nourri essentiellement de substitut d’allaitement et abattu vers l’âge de 18 semaines.
  • Bovins laitiers de réforme et veaux laitiers
    Vaches qui ne sont plus aptes à la production laitière et veaux laitiers provenant des exploitations laitières.

La viande de bœuf provient des bouvillons d’abattage alors de la viande de veauprovient de l’abattage des veaux de grain et des veaux de lait. La production québécoise de viande de bœuf ne comble que 30% de la demande québécoise alors que la production de viande de veau est deux fois supérieure au niveau de consommation de la population québécoise.

La valeur annuelle de production du secteur bovin atteignait 429 millions de dollars en 1998. La valeur de production se répartissait ainsi :

  • Veaux d’embouche : 93 000 000 $
  • Bouvillons d’abattage : 96 000 000 $
  • Veaux de grain : 36 000 000 $
  • Veaux de lait : 72 000 000 $
  • Bovins de réforme : 90 000 000 $
  • Bovins laitiers : 42 000 000 $

On comptait au Québec en 1999, 17 810 exploitations bovines réparties de la façon suivante :

  • Bovins de réforme et veaux laitiers : 10 210
  • Veaux d’embouche : 6 100
  • Bouvillons d’abattage : 1 000
  • Veaux de grain : 300
  • Veaux de lait : 200

En 1996, on dénombrait 13 311 postes de travail en production bovine et ce, uniquement dans les productions de veaux d’embouche, de bouvillons d’abattage et de veaux lourds (les productions de bovins de réforme et de veaux laitiers ne sont pas incluses dans ces données). Ces emplois sont répartis ainsi :

  • Veaux d’embouche et bouvillons d’abattage : 12 395 emplois
  • Veaux lourds : 916 emplois

Les postes de travail sont d’abord occupés par la main-d’œuvre familiale pour 11 151 emplois, et 2 160 étaient offerts à des travailleurs embauchés à 88% saisonniers et à 12% permanents.

Pour combler la demande en bœuf, la production de bouvillons d’abattage devrait être de six fois plus grande que la production de 1998. Il y a donc une place majeure pour la croissance de la production bovine au Québec.

Quant à la viande de veau, la production étant deux fois supérieure à la demande, il y a une place importante pour le développement des exportations. De plus, avec le vieillissement de la population et la modification des habitudes alimentaires, la consommation de veau devrait augmenter au Québec.

Enfin, la production de bœufs ou de veaux est une occasion pour les exploitants laitiers de se diversifier ou de se réorienter. En effet, faute de relève, les producteurs laitiers se tournent de plus en plus vers la production de bouvillons d’abattage, de veaux lourds et de veaux d’embouche. Une telle combinaison permettrait d’augmenter la production bovine au Québec tout en maximisant l’utilisation de fermes fourragères de grande qualité.